La Légion de l’Ours

, par MiKaël Navarro

C’est en fin de matinée que mes compagnons Oriel (le Roublard Elfe d’Argent), Gündall (le Guerrier Firbolg) et moi-même Oslaël (Sorcier / Élémentaliste) sommes arrivés au village de Roseaux au nord du continent dans la vallée du tonnerre près des terres frontalières.
Nous avons répondus à l’appel à l’aide d’un ami de Gündall : Hubert le bourgmestre du village. En effet d’inquiétantes disparitions et des créatures menacent le village.
C’est donc à l’occasion des préparatifs de la fête du dégel que nous arrivâment au village.

Le village est en effervescence, bientôt les cols seront libérés de la neige et les commerçants, avec leurs chariots, pourront rejoindre le village et commercer avec les artisans du village.
Une fois déposé mon cheval à l’écurie je me dirige à l’auberge pour me reposer et réserver des chambres pour les prochains jours, pendant ce temps Gündall part retrouver Hubert pour en apprendre plus sur ce qu’il en retourne, et Oriel, fidèle à lui-même, s’en va flâner autour des préparatifs de la fête.

L’aubergiste Stanton m’en apprend plus sur la région. Roseaux est le dernier village au nord de la vallée du tonnerre, à l’ouest une rivière délimite la frontière avec la forêt interdite, au sud-ouest des marais, proche du village au nord-est le bois des pierres dressées, et un peu plus loin au nord au bord de la rivière, un château (en ruine aujourd’hui) marque le dernier avant-poste avant les terres frontalières et sa peuplade de barbares.
Il m’averti aussi que la forêt interdite est maudite, personne ne s’y aventure, et me met fortement en garde de ne jamais franchir la rivière vers l’ouest !

Gündall, après des retrouvailles avec son vieil ami Hubert, apprend qu’un chasseur / pêcheur du village Krarick n’a plus donné signe de vie, aux dernières nouvelles il était parti pêcher près des marais, sa femme Sylfa est morte d’inquiétude, ce n’est pas de lui de s’absenter si longtemps.

De son côté Oriel, flânant dans le village, croise le passage d’un noble à cheval, le baron de la région, Wulfrick, et sa milice de mercenaires du nord. Immédiatement pris à parti par la foule, on lui reproche de ne pas en faire suffisamment pour la sécurité du village, préférant réhabiliter son château en ruine ! Une femme en pleur harangue même le baron à propos de la disparition de son mari, celui-ci rétorquant que tout a été fait pour essayer de le retrouver mais qu’aucune trace n’a été découverte. Au final, un certain Tharand, lieutenant du baron fit disperser la foule non sans ménagements.

Ce n’est que sur les premiers coup de midi que tous nous nous retrouvâmes à l’auberge pour nous restaurer avec Hubert. L’auberge se remplit petit à petit par les villageois, dont un nain que tous appel "bidoche" et présenté comme le gardien / érudit du village. Ce dernier se plaint que ce nouveau baron c’est auto-proclamé maître de la région alors que c’était lui qui en était le gardien !
Gündall, se rapprochant de lui, avec son tact habituel, il s’en suivit un altercation qui lui valut un poignet cassé !
Le calme revenu, Hubert nous conseilla de quitter les lieux et d’aller voire l’apothicaire en quête de quelques cataplasmes pour Gündall

Après ces émotion, l’après-midi on décida d’explorer les alentours, notamment vers le château. Là nous retrouvons Wulfrick et ses hommes en train de remettre en état le château, ou à ce qui ressemble plus à faire des recherches dans les ruines. Ça et là on aperçut des tentes installées dans la cour, on ne pût aller plus avant, fermement repoussé par les gardes (qui s’apparente le plus à des mercenaires). Mais nous pûrent quand même négocier avec Wulfrick qui nous fit escorter par deux hommes du nord pour nous accompagner un peu plus au nord (il semblerait qu’il y ait un passage à guet) pour la forêt interdite.

Ainsi, malgré tous les avertissements reçu au village, nous voilà en route pour la forêt interdite. Étrange que cette forêt, de grand arbres surement séculaires, et aucun bruits ? Au fur et à mesure de notre avancé dans la forêt l’atmosphère était de plus en plus pesante, on se sentait observé… Soudain, au détour d’une ravine, les hommes de Wulfrick nous précipitâmes dans le ravin ! On s’en sortit pas trop mal mais les deux hommes nous poursuivirent. On les mirent en fuite, et nous décidâmes de rentrer au village en évitant le château (on ne savait pas trop quoi penser de cette trahison, quel était le niveau d’implication de Wulfrick ?).

De retour au village nous décidâmes de ne partir sur les traces de Krarick que le lendemain matin.

Dans les environs de Roseaux, en direction des bois des pierres dressés, nous traversâmes des monolithes sur la route, puis plus tard au cœur des bois un cercle de monolithes plus anciens. Oriel nous déchiffra les inscriptions relatant la présence dans les environs d’une légion, la légion de l’ours, qui avait pour but de protéger des incursions du mal, mais qui aurait subitement disparu corps et âme dans la forêt interdite. C’est aussi en ces lieux que nous découvrîmes ce pauvre Krarick, crucifié à un arbre, et marqué de traces de meurtrissures.

Fort de ces découvertes, nous ramenâmes le corps de Krarick au village puis nous retournâmes pourparler avec Wulfrick pour nous aider. Nous apprîmes alors que le baron avait déjà envoyé des hommes dans la forêt mais que ceux-ci furent retrouvé mutilés dans la rivière. Pour ne pas inquiéter les villageois il n’a rien dit.

Nous partîmes alors explorer la forêt interdite en passant cette fois-ci, à guet, par les marais. Encore une fois l’atmosphère fût pesante. C’est alors qu’un cerf blanc aux bois fleuris fit son apparition, nous guidant vers des ruines, au pied d’un vieil arbre. Tout autour, des épées, lances plantées dans le sol, un cimetière ! Et sur les monolithes de nouvelles inscriptions, concernant cette même légion de l’ours mais cette fois-ci avec plus de détails. La légion aurait été banni dans un autre plan, trahi / corrompu de l’intérieur.
Soudain, nous tombâmes face à face avec Regnan "bidoche", il est le gardien de la légion de l’ours. Celui-ci nous apprend que la légion a été banni est qu’il faut une sorte d’orbe pour rouvrir le passage, il en possède une partie mais l’autre moitié devrait se trouver au château (peut-être objet des recherches de Wulfrick ?). Il nous proposa de nous accompagner au château pour rechercher cette orbe, il connait pour cela un accès secret.

Arrivé au pied du château nous empruntâmes une galerie secrète. Au bout de la galerie, au pied d’une massive porte, deux squelettes dont l’un, richement vêtu, portait sur lui des documents concernant les droits d’héritage du château. On ouvrit la porte, et nous nous sommes retrouvé dans une petite salle qui semblait être une chambre, au fond une autre porte dont des bruits émanaient. On surpris alors une dispute entre Wulfrick et Tharrand, ce dernier le menaçant pour prendre possession des lieux. Nous intervînmes… Après quelques coups, Gündall gravement blessé, on apprit de Wulfrick que Tharrand et ses mercenaires du nord l’a trahi et projetait d’envahir la région. Quand à l’orbe, pas entendu parlé, mais il est à la recherche d’un légendaire trésor.

Pour soigner Gündall, sur les conseils de Wulfrick, Oriel utilisa ses talents de roublard pour accéder les cuisines, où devrait se trouver quelques fioles de soins, par le mur extérieur !
Du temps j’examinais un moyen d’accéder les catacombes du château, pas encore fouillées… L’accès se fera par la cour (à grand renfort de brouillard magique pour nous couvrir), jusqu’à une trappe qui nous conduisit à une citerne. Dans la cour, sous couvert d’un brouillard magique, les mercenaires courraient en tout sens, une attaque extérieur était en train de se produire… Quelque chose d’énorme était en train de se produire, quelque chose qui accaparait autant les soldats de Wulfrick que les mercenaires de Tharrand.
À l’intérieur un véritable petit labyrinthe, des pièges plus tard, nous combattîmes un Merluck (un homme maudit par la soif de l’or) et nous trouvâmes un trésor et l’autre partie de l’orbe.

Notre intuition nous dictait de retourner dans la forêt interdite afin de libérer la légion, en espérant ne pas délivrer un mal encore plus grand.
De retour à l’arbre, en utilisant l’orbe nous pénétrâmes dans un cercle féerique… Là, la paix et la sérénité régnait, contrastant avec l’extérieur. Dans ce cercle, un château, reflet de celui à l’extérieur mais rayonnant (pas en ruine). À l’intérieur nous obtînmes audience auprès d’Alna, la maîtresse des lieux et commandante de la légion de l’ours. Nous lui apprîmes ce qui se passait à l’extérieur et demandâmes son aide. D’abord rétissante, elle accepta. Après avoir soigné mes compagnons, nous partîmes à la suite de la légion.

À l’extérieur le combat faisait rage, le château a été abandonné et Wulfrick et ses hommes (ainsi que les mercenaires) étaient acculés au flanc d’une falaise dans le lit de la rivière. Ils faisaient face à une armée de mort-vivants et d’hommes couvert de peaux de bêtes (les descendants des traîtres à la légion).
Le combat s’engageant, la légion s’occupant de l’armée des ombres, Wulfrick reprenant courage face aux hommes bêtes.

L’assaut repoussé, l’armée de l’ours s’en retourna dans son cercle féerique. La première incursion de forces du mal a été repoussée, mais ce n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend…
Alna nous confia qu’il faut cacher / détruire l’orbe, une partie de celle-ci est diabolique, il faut s’enfoncer au-delà des terres frontalières, au cœur des terres sombres… Mais que ce cache-t-il là-bas ?

Voilà où nous en sommes. Nous avons réussit à repoussé cette première incursion, Wulfrick va réhabiliter le château comme avant-garde, la fête du dégel pourra avoir lieu, et nous, nous nous sommes donné rendez-vous dans trois mois (le temps pour nous préparer), ici-même, pour s’enfoncer dans les terres sombres. Le voyage risque d’être long et semé d’embûches…