Que le mana danse et brûle…

, par  MiKaël Navarro , popularité : 46%

… Je me souviens, Zuhl. En ce jour terrible un raid fut organisé par les yakuzas. ils voulaient la peau d’Arghun, notre sage chef ork. La seule chose qu’ils reprochaient à Arghun était que ses pouvoirs de prévision du futur étaient trop puissants.
Arghun a prédit l’anéantissement de la confrérie des yakuzas par un groupe de cinq shadowrunners.

Tous les orks furent jetés dans la bataille. Je me souviens, je n’était qu’apprenti chaman à l’époque…
Les yakuzas obligèrent une magicienne à chercher notre refuge. Alors qu’elle les mena à l’entrée de notre campement, las yakuzas lui tirèrent dessus. La femme s’effondra. Les orks étaient vaillants mais les yakuzas trop nombreux. Et alors qu’Arghun était acculé, il m’envoya ce message télépathique : « Rhun-Ga, retrouve la magicienne. Recueille l’enfant qu’elle porte en elle. Tu l’élèvera comme ton fils, car il est l’un de ceux qui me vengera. Fais vite, Rhun-Ga, ma protection ne tiendra plus très… »
Et alors que notre chef s’effondrait, je retrouvais la femme, enfermée dans une bulle bleue. Je parvins à m’échapper par la grâce des esprits, mais notre tribu y passa entièrement ce jour-là…

La femme se remit petit à petit. J’avais soigné ses blessures du mieux que je pouvais, mais plus les mois passaient, plus il était évident que le choc qu’elle avait reçu dans la tête ne s’effacerait jamais.

Je vécus sept mois avec cette femme qui était devenue muette et paralysée à 80%. Mais un jour arriva où je revenais de la ville. J’entendais pleurer dans la maison. Et alors que j’entrais, je vis cette femme, debout, qui te tenais dans ses bras. Une aura rougeoyante l’entourait. Ses yeux étaient fermés et son visage était serein. Moi j’étais pétrifié de peur. Alors la femme – ta mère – s’approcha de moi et me remus l’enfant. Tu riais. C’est alors que l’aura rouge devint flammes. Bientôt, il ne restait plus rien que nous deux.

Je t’ai élevé comme mon propre fils. Je t’ai toujours considéré comme tel. À présent le mana danse autour de toi. Va, mon fils. Va compléter tes études sur la magie. Je prierai les esprits pour toi. Tu dois devenir fort car ton avenir sera rude. Mais j’ai confiance en toi Zuhl.

Bien des années ont passé. Aujourd’hui, le grand mage m’a récompensé pour mes progrès en matière de magie. Mon nom de magicien est Krishna, et je compte bien que ce nom soit connu de tous les dirigeants yakuzas.

« – Il est à nous ! Abattez-le !! »
Des yakuzas s’en prennent à un elfe en pleine ville… Mais… là ! ce type…
… « Souviens-toi de ces visages, Zhul. Arghun les a dessinés, lors de sa dernière vision. Ce sont ces hommes qui nous ont attaqués. Et celui-ci… est celui qui a abattu ta mère… »
« – Allez crever en enfer, bande de pourris ! Toi… tu vas crever… que le mana danse et brûle… encaisse ça ! »

« … Où… Où suis-je ?
– Ne bouge pas. Tu es dans mon lit, tout ira bien. Tu es salement amoché…
– Mais qu’est-ce que je fais ici ?? et qui est-tu ?
– Je suis l’elfe à qui tu as sauvé la vie… Ton missile mana a pulvérisé l’un des yakuzas, mais les autres s’en sont pris à toi… tu ne t’en souviens plus ?
– Non… je… aargh !
– NE BOUGE PAS ! Ils t’ont arraché un oeil et brisé les côtes… je vais t’aider.
– … Quel est ton nom ?
Zandaël, noble seigneur. Et toi ?
– (soupir) Appelle-moi… Zhul-Krishna. »

Deux mois se sont écoulés. Je dois la vie à Zandaël. Je mi suis laissé emporté par la colère ce jour-là, et le drain a été trop fort…
Aujourd’hui ma vie n’a plus le même sens. Aujourd’hui je comprends mieux. Zandaël est un tueur professionnel. Il bossait pendant un moment pour Carlando, patron d’une organisation de yakuzas rivale. Aujourd’hui j’ui été « réparé » pur les hommes de Carlando

Je suis à nouveau dans la rue. Ça fait au moins quinze jours que je n’ai pas vu Zandaël. Il n’est plus à sa planque et son magot non plus… Désormais je ne doit compter que sur moi-même. Il faut que je devienne lu plus puissant possible, car Carlando m’enverra combattre un jour…

« – Écoute Carlando. Occupe toi de lui, tu ne le regrettera pas… J’ai vu ses talents de mage, il te sera très utile… Tu dois le faire Carlando.
– Est-ce sure que tu veuille que je le remette sur pied uniquement pour ça ? Tu l’aimes toujours n’est-ce pas ?
– Ça ne te regarde pas ! Il ne se souviens plus de ces six derniers mois. Son dernier souvenir est celui où il a sauté à l’encontre des yakuzas. Il… ne sait même plus que je suis une femme… Tout ça c’est du passé. J’ai vu son état. Il mourra dans les semaines qui viennent si tu ne fais rien…
– Humm…
– Je pars, Carlando. Je change d’endroit, je me tire d’ici. Il faut que j’oublie ce mage. Sinon je vais me rouiller…
– Ouais… mais à cette condition précise.
– Oui ?
– Je mets ceci dans sa petite tête. et s’il refuse de m’obéir… boum !
– Une charge explosive…
– T’inquiète, je n’ai pas l’intention de m’en servir. Mais ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi… un jour il viendra et il m’obéira. Ha ! Ha ! Ha ! Je tiens ma revanche, avec ce type ! Un vrai pantin !
– Tu me dégoûte Carlando.
– Dégage de là ma belle. Tu as ce que tu voulais, alors…
– Ta gueule ! Je suis un mec, pigé ! Alors fais pas de conneries, Carlando. Sinon, un jour… couic !
– Ahahah !Allez, bouge de là ! Tu sais où me trouver, et mes hommes sauront te trouver… en cas de besoin… »

« – Je suis avec toi, Zulki. J’attendrai que tu me reviennes vivant. Je serai toujours près de toi, dans con ombre… Je serai l’ombre de la mort… »